Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs


La tunisie insolite

Loin du tourisme de masse, existe une tunisie insolite et secrète que les voyageurs découvrent, étonnés.
Un pays d'une richesse culturelle incroyable aux parfums d'orient et de méditerranée, métissage résolument créatif où se mêlent des langages d'origines multiples, des traditions profondément ancrées que leurs habitants aiment partager.
Un sens de la convivialité à nul autre pareil, des parures dont les oiseaux de paradis pourraient être jaloux, des légendes parsemées sur les sentiers secrets qui mènent à des joyaux d'architecture que le temps et les hommes ont oublié sur la route.
Mais également insolite, secrète, humoristique...une Tunisie aux mille visages...La rencontre avec un autre monde



mercredi 13 juin 2012

L'Ecovillage du Dahar - Projet agrobiologique

La montagne du Dahar est une dorsale désertique aux allures de colorado qui fait barrière au désert de sable. Elle prend racine dans la région de Tataouine et s'étend jusqu'en Lybie. Elle se situe en Tunisie du Sud et présente une configuration pittoresque et très diversifiée, c'est un espace naturel non pollué, grandiose, où l'on rencontre une faune et une flore préservée. Territoire de l'aigle et du chacal, les chèvres y broutent à travers les pierres la savoureuse armoise qui viendra parfumer le thé des nomades, l'âne sert de véhicule de transport, le silence vibre sous le chant des oiseaux qui peuplent les grottes naturelles où l'on trouve parfois des peintures rupestres, des fossiles et des silex taillés.
Les chemins de berger débouchent sur des oasis aux allures de jardin d'Eden, où se bousculent les fleurs entre oliviers et palmiers dattiers.
Une terre méconnue à deux heures de Djerba, un espace d'aventure et d'émotion, parsemé de surprises et de paysages à couper le souffle.
C'est ici que nous randonnons avec les ânes et que nous partons à la découverte des villages perdus...
L'association Action Sahara Solidarité est née de la rencontre des berbères jebalya, installés dans la montagne du Dahar, et des passionnés de nature et d'environnement qui se sont intéressés à leur mode de vie et leur culture. L'étude de projets de solidarité débouche aujourd'hui sur la création d'un écovillage...

En savoir plus :

mercredi 28 mars 2012

Mille et une nuits au désert avec le conteur Amid Bériouni



Du 8 au 12 avril 2012, le conteur Amid Bériouni sublime le désert en accompagnant une randonnée chamelière dans l'esprit des contes Mille et Une Nuits. Des dunes de Ksar Ghilane jusqu'au ksar de Douiret, une évasion orientale propice à l'enchantement.


dimanche 1 janvier 2012

Tunisie antique - trouvailles archéologiques rupestres

Le lion du Dahar - gravure rupestre sur roche

Exemple de gravures rupestres - ornementation magique des grottes


En cheminant à travers la Tunisie secrète, passionnée du passé de ce pays si riche en cultures successives, je suis tombée sur quelques énigmatiques gravures rupestres sur lesquelles je m'interroge. Elles sont situées dans les montagnes du Dahar, terre berbère que je parcoure régulièrement lorsque j'accompagne les trekking. On trouve par là-bas des villages troglodytes, des grottes, et beaucoup de vestiges comme des gravures sur les murs, des signes mystérieux, des messages codés. Un peu plus loin en pleine nature et à même les roches, de nombreux signes nous interpellent mais gardent pour l'instant leur énigmatique message.

jeudi 29 décembre 2011

La récolte des dattes "Deglett Nour" à Douz/Golaa et Tozeur - Sud tunisie








La récolte des délicieux "doigts de lumière" les Deglett Nour du Sud tunisien a commencé en décembre. C'est un temps de fête pour toutes les oasis sahariennes où sont produites ces savoureuses dattes blondes, transparentes et gonflées, qui sont exportées à l'étranger et dont le cours ne cesse de grimper depuis une décennie. Les plus belles palmeraies de palmiers dattiers se trouvent à Golaa, Douz, et Tozeur, où l'on produit une datte à la saveur originale, au petit goût de sel, unique en son genre.

Tunisie insolite

lundi 19 décembre 2011

Le Festival de Douz et la fête nomade du 22 au 27 décembre 2011







QUE LA FETE COMMENCE ! La tradition a toujours droit de cité dans la petite ville de Douz et nous attendons impatiemment ce moment incontournable du rassemblement bédouin qui réunit des spectateurs de tous les pays !

jeudi 18 novembre 2010

Tunisie insolite : le marché aux bestiaux de Douz





En cette période de l'aïd l'kebir, je ne peux m'empêcher de vous faire profiter de quelques images du marché aux bestiaux de Douz. Ici le dromadaire est roi, mais pas seulement lui, car le mouton nous offre aussi quelques belles images. Il n'est pas rare d'en voir un en mobylette assis devant le garçon qui vient de l'acheter au marché, les pattes pendantes de chaque côté et le gros ventre en avant de la mobylette, je vous assure que c'est un spectacle à ne pas rater. En attendant que je réussisse à en photographier un, je vous donne à voir la petite vie à Douz, dans le matin frisquet de l'automne.
Aïd mabrouk !

lundi 1 novembre 2010

l'énigme du Sahara, les déesses pré-islamiques Al Lat, Uzzat, et Manat





Aujourd'hui je vous propose l'énigme du jour. Il ne s'agit pas d'un paysage mais de deux statues insolites découvertes dans un village en ruines du Sahara. J'ignore totalement leur provenance ou leur utilisation, mais même si j'ai ma petite idée, j'aimerai avoir vos commentaires à propos de l'insolite présence de ces éffigies dénudées (que la religion réprouverait très certainement) mais qui ont pourtant un certain âge si on en juge aux marques du temps.
...
La suite de l'énigme je l'ai récemment trouvée en effectuant des recherches à propos des religions pré-islamiques. Mes figurines sont intimement liées au culte des idoles qui prévalait avant l'arrivée de l'islam. Ces déesses au nombre de trois sont à rapprocher des déesses mères de l'antiquité. Elles aidaient à la fécondité, au mariage, à l'amour, notamment pour Al Lat qui joue un rôle semblable à Vénus. Uzzat est une soeur de Al Lat, et Manat également, qui possède quant à elle un rôle sur la destinée.
Il y avait 360 idoles dans la mecque qui était vénérée bien avant l'arrivée du prophète Mahomet. Celui-ci plaça comme seul Dieu Allah, et fracassa les idoles féminines avec interdiction de sacrifier à leur intention...
Il semblerait que le culte aie cependant perduré au désert, dans le secret, puisque je viens de retrouver trace de leur présence...

dimanche 31 octobre 2010

Gravures rupestres du Dahar-Tunisie



Au détour d'un chemin, une gravure, puis deux, et en voici encore, côte à côte, se multipliant, et ici sur ce rocher plat en voici d'autres...Ce sont les gravures rupestres de pieds, dont l'origine se perd au-delà de la tradition orale. A Guermessa, un rocher est encore utilisé pour les rituels du mariage, mais ici, sur ce plateau désolé du Dahar, entre Douiret et Chenini, la tradition s'est perdue, oubliée. Oubliées aussi ces insolites présences d'un rituel qui reliait l'homme à la divinité, qui plantait sa présence dans la roche pour être vu du ciel, pour protéger son union, sa personne, qui sait...d'autres choses encore...
En cheminant dans ce désert minéral on entre en résonnance avec les hommes du passé, inévitablement nous croisons des pistes oubliées, une vie mystérieuse, un murmure effiloché, à qui sait regarder, le passé vient à notre rencontre.

vendredi 15 octobre 2010

Djerba intemporelle - Les lumières de Sidi Djmour









Djerba nous offre parfois des moments de grâce, j'en ai déjà parlé, mais voici d'autres émotions extraites de cette saison douce où la lumière se glisse sur l'horizon comme pour confondre le ciel et la mer, je veux parler du mois d'octobre que j'aime particulièrement pour la découverte de la Tunisie du Sud. Et de cet album de voyage je garderai quelques vues du site sauvage de Sidi Jmour, qu'on aimerait voir rester sauvage...j'ai entendu parler de prochaines constructions de complexe touristique...à vérifier...mais pour l'instant profitons de l'automne limpide qui apaise la mer comme l'eau d'un lac, où la vague devient une respiration fluide sans clapotis...
Et de ce miroir jaillissent des images intemporelles synonymes d'une sérénité qui ne se dément pas, Djerba est-elle immortelle ? On voudrait le croire...
Djerba ne risque t'elle pas d'être défigurée par les projets grandioses des promoteurs avides ? Le site de Sidi djmour en est un exemple. De ces images que je vous livre que restera t'il demain lorsque certain projet "bio" ? désire s'implanter sur ce site pour rajouter encore des hébergements hôteliers alors que la plupart des hôtels sont à moitié vides et déficitaires ?
Alors, en attendant, profitons de la lumière sereine de la côte sauvage Djerbienne...pendant qu'il en est encore temps...

vendredi 1 janvier 2010

Les mirages du Chott-El-Djerid


A partir de Douz, en direction de l'Algérie, une grande route droite trace vers Tozeur. Une lumière particulière miroite sur l'horizon et vous commencez à apercevoir des îles, des maisons lointaines, des palmiers, la mer....que sais-je encore...toutes ces visions sont induites par le Chott-El-Djérid, le grand lac salé dont l'éblouissance crée des mirages. Et bientôt vous êtes entouré de grandes étendues de sel croûteux, blanc comme neige, que le vent parcoure comme un damné.
Redoutable lac salé, trompeur comme les sables mouvants, dont la surface peut rompre et vous engloutir comme l'ont été dromadaires et voitures imprudentes dont la carcasse rouillée émerge encore par endroit.
Ce lac résiduel, survivance d'une mer intérieure, est réputé peuplé d'apparitions et de fantômes. Je n'ai pas résisté, je vous poste cette image, preuve, s'il en fallait, de l'humour et de la créativité tunisienne !

lundi 28 décembre 2009

Peintures rupestres de Ghomrassen


Ce jour là, mon guide me chuchote :
"As tu envie de voir des peintures rupestres ?
Je m'étonne, car elles ne sont mentionnées nulle part. Je me passionne pour tout ce qui est inscription, gravures et origines de l'homme.
"-Des peintures rupestres en Tunisie ? Dans la région de Tatouine ?...
Et me voici en direction de Ghomrassen, un village blotti dans une vallée rocailleuse, de belles falaises trouées et un ancien village dressé sur un piton rocheux, marabout blanc au bord du vide...
Il retrouve sans peine la piste qui mène aux grottes et arrivé sous la voûte rupestre il pousse un cri de désespoir !
-"Ils ont gratté la roche et emporté les dessins !
Je regarde, et je ne sais si c'est l'érosion ou la main de l'homme, mais effectivement la voûte de la grotte est comme sillonnée de petits coups de burin. Mais il reste sur l'extrême gauche quelques dessins ocre rouge tout à fait définissables. C'est le coeur battant que je les découvre, avec ce sentiment douloureux d'une perte irréparable que par profit, les hommes n'ont pas su respecter...à moins que le temps ne soit passé par là.
"-Je te jure, me dit Mohammed, il y a trois ans, il y en avait plein dans la grotte !"
Mais les traces du passé sont bien là et pour combien de temps ?
Il me reste à les immortaliser grâce au numérique et à vous en faire profiter. Nos ancêtres avaient du talent !

samedi 26 décembre 2009

La tabuna des soeurs berbères à Ras El Oued


C'est l'histoire d'une rencontre que les mots peuvent difficilement décrire. Je parlerai plutôt de sensations visuelles, olfactives, gustatives pour parler de cette immersion avec le monde berbère des origines.
Trois femmes habitent une petite maison au sommet de la colline de Ras El Oued. Elles sont tisseuses, bergères, cultivatrices. Elles n'ont pas trouvé de mari, car elles n'avaient pas de dot. Alors elles vivent là, comme autrefois, dans leur grotte. Dans la cour, quelques poules et un coq, un four pour cuire la tabuna, délicieuse galette de pain qu'elles me font goûter avec la confiture de dattes noire et glissante et l'huile d'olive. Inoubliable saveur.
Elles ne parlent pas un mot de français mais dans leurs yeux ce sourire comme une flamme vivante vaut bien tous les langages.
Sur l'horizon le soleil se couche découpant les montagnes du Djebel Dahar, tableau irisé aux allures de film fantastique, quelques femmes berbères en robe rouge, bouffante sur les reins, un grand voile de broderie anglais blanche couvrant la tête, se hâtent vers leurs maisons. Leur démarche oscille de droite à gauche et leur vêture éclabousse de couleur la dernière rue du village qui s'arrête là, brutalement, au-dessus du vide, comme si la dernière pluie torrentielle avait entraîné tout un pan de montagne dans l'oued désertique.
L'odeur de la galette, plaquée sur la paroi de terre brûlante, empli l'espace, avant-goût de délice tiède, et déjà la salive humecte le palais tandis que le coq déchaîné entame une série de cris enroués pour saluer le soleil qui sombre glorieusement derrière la chaîne de montagne.
A l'intérieur de la grotte, la plus âgée des trois soeurs trie une grosse touffe de laine moutonneuse pour en tirer des fils torsadés qui serviront sur le métier à tisser pour un de ces merveilleux killims qui racontent l'histoire de leurs origines en asfour, en losanges, en motifs symboliques, premier langage du monde que leur culture n'a jamais oubliée.
A l'ouest de Ras El Oued, la nuit s'avance, tranquille, glissant dans l'espace comme un souffle qui répand le silence dans la vallée, aujourd'hui comme hier ressemble à demain et la nuit n'en a cure, elle est reine du lieu et le doigt sur la bouche les djins se rassemblent pour quelque farandole sur les crêtes isolées.
Le coq désespéré de perdre la lumière s'est enfin apaisé. La tabuna est cuite. Je plonge la galette dans ce miel noir et liquoreux...et le temps s'est arrêté.

vendredi 25 décembre 2009

Le Gîte de Douiret "Chez Raouf" dans la montagne du Dahar


On vous dit : Habitation troglodyte, peuple berbère en Tunisie ? Et vous pensez aussitôt "Matmata"...Seulement Matmata est maintenant une destination grand tourisme. Moi ce que je vous propose c'est de visiter avec moi un endroit encore quasi ignoré, mais qui intéresse beaucoup les amateurs d'insolite et d'authenticité : Le village ancien de Douiret, dans le Djebel Dahar.
Situation : En sortant de Djerba, prendre la voie romaine, puis la direction de Médenine, ensuite Tataouine. Sortir de Tataouine en direction du Sud. Au petit hameau de Ouled Debab, prendre "douiret" sur la droite et continuer tout droit jusqu'à ce que la route s'arrête. Quelques lacets et quelques bosses plus loin un paysage de conte de fées commence à surgir de terre, et après avoir passé Douiret nouvelle en bas de la montagne, vous levez les yeux, et là vous restez le souffle coupé ! La citadelle-termitière de Douiret et sa petite mosquée blanche s'offre à vos yeux émerveillés !
C'est là que Raouf vous attend avec sa famille berbère, Fahrat, Amor, Yamina, Abdallah, Ahmed, Bel Kassem, et sa petite équipe qui tiennent le gîte troglodyte, un ensemble de chambres berbères rénovées, à flanc de montagne. Un magnifique exemple de ce que le courage d'une famille originaire du village est capable de faire pour sortir des difficultés. Un petit restaurant familial, une vingtaine de chambres, des sanitaires tout neufs, et une vue splendide...Des soirées au son de la darbouka...Tous les frères ont un talent certain pour jouer la musique et vous faire danser.
Des stages sont organisés à des dates ponctuelles, modelage de l'argile, peinture, photo, danse, qi qong, yoga avec leurs amis de Soleil Nomade, une association franco-tunisienne, implantée dans le village et qui soutient l'effort de cette famille berbère dans la rénovation du site.
En arrivant en haut de la route, vous tournez à gauche et vous garez votre véhicule à côté de l'escalier, il ne vous reste plus qu'à grimper une petite centaine de marches. Un âne viendra chercher vos valises, si ce n'est notre courageux Bel Kassem, vif comme un lièvre des montagnes.
Le conte de fée peut commencer...

mercredi 23 décembre 2009

Djerba l'insolite


J'imaginais Djerba grouillante et détestable, comme le sont ces abords de la grande bleue, polluée par une faune agglutinée sur le sable aseptisé des grands hôtels...et je n'avais pas tort...Mais c'était sans compter sur la surprise d'une île aux multiples secrets, tenant jalousement ses joyaux minuscules et fascinants au coeur de son écrin d'oliviers.
Ce jour là, fatiguée du bruissement des grandes vagues et des alignements de parasols, je suis partie à l'aventure sur une bicyclette tremblante, le chapeau bien enfoncé sur la tête, le foulard pardessous, prenant exemple sur le costume des djerbiennes. J'ai mis le cap sur l'intérieur de l'île, pressentant quelque miracle bien caché.
Evitant de justesse quelques 4X4 déchaînés fonçant vers Guellala, j'entrepris de m'enfoncer dans les oliveraies épanouies sur des pistes sablonneuses. Après 5 kms de pédalage tranquille, je m'arrêtais dans le silence, étonnée de découvrir une île méritant son gracieux nom de Djerba la Douce.
Un enfant nonchalant poussait devant lui un âne non moins pressé, quelques poules bataillaient en grattant le sable, les oliviers trapus et enlacés arboraient de petits fruits serrés hésitant entre le vert et le rouge, tandis que de gracieuses jeunes femmes riaient dans leurs robes multicolores en me faisant des signes de la main.
Je posais mon vélo contre un monticule et l'enfant me fit signe de venir voir par delà le talus. Courant pieds nus devant moi, il escalada lestement un petit mur et je le suivis, amusée autant que curieuse. Puis il s'arrêta et me dit :
-"Regarde !" dans un français parfait et triomphant.
C'était une petite merveille blanche, aux lignes magnifiques, plantée au sommet d'un minuscule tertre, une de ces mosquées oubliées que les touristes ne visitent jamais et que le souvenir d'une paix ancestrale vient nimber de lumière et de sérénité. Une sorte d'édifice bâti avec le coeur en oubliant le fil à plomb, glacée de couches de chaux successives, penchée juste pour émouvoir et faire preuve d'humilité. A l'intérieur de la petite mosquée, la lumière filtrait avec douceur, éclairant une natte couleur de blé et de grandes écritures enlacées, noires sur fond blanc, au sens mystérieux pour moi qui ne connaissait pas la langue arabe.
L'enfant restait silencieux, m'observant de ses grands yeux noirs au milieu d'un visage bruni par l'été. Il s'était assis dans un coin, les genoux poussiéreux remontés jusqu'au visage.
J'ai fait le tour de l'édifice puis je me suis assise sur le pas de la porte.
Dehors Djerba rayonnait de la lumière de midi, deux pigeons roucoulaient dans l'olivier au tronc immense et tordu, dans le ciel ardent un avion déroulait lentement un fil d'argent...Et lentement j'ouvrais mes ailes dans une extase tranquille de papillon émerveillé.